Dominique Krauskopf, Landscape and Travel Photographer

About the author…

 

Dominique Krauskopf is a French journalist, photographer and writer. He travelled the globe from over two decades. His images evoking landscapes...

 

His passion for photography, travel and the world’s most beautiful locations are the defining influences that have shaped his life, work and creative approach to photography. 

Dominique has written a book about Naturals splendors of the world. His portfolio is a testament to his incredible range and his ability to translate scenes with even the most unconventional features and challenging conditions into compelling works of art. Dominique is an accomplished outdoorsman, spending ample time in the various wilderness areas of the world such as West USA, Canada, Greenland, Patagonia, Antarctica…, among others, and completing the entire Europe.

 


A propos de « Mes envies d’ailleurs »

Enfant, déjà, je lisais des livres comme Le Club des Cinq. Tous ces livres destinés à un public jeune dont les histoires donnent spontanément envie de partir à l’aventure. Ensuite, en grandissant, des classiques comme Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, Croc-Blanc, puis les premiers romans, Sur la Route et Voyage au bout de la solitude.

Au cours de mon adolescence, mon investissement dans la presse régionale et les radios locales m’ont permis de révéler une attirance pour l’autre. Comme tout le monde, mes premiers déplacements étaient synonymes de vacances d’été, les voyages ont toujours pris des allures de joyeuses transhumances. Je garde un souvenir ému des routes que nous empruntions, qui traversaient quelques-unes des plus belles régions françaises.

« Mes premières sources de dépaysement »

Tout jeune, voyager, pour moi c’était partir loin, sur un autre continent. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que partir, à ne serait-ce même qu’à 100 km de chez soi, c’était déjà voyager… Et puisque nous n’étions pas à une époque où le bout du monde était économiquement accessible au plus grand nombre, j’ai dû attendre l’ère des vols « touristiques », pour réellement commencer à voyager au long cours. J’ai vite su que les couleurs, les odeurs comme les sonorités du voyage représentaient mes premières sources de dépaysement.

On dit souvent, on voyage pour être libre, pour apprendre, pour développer une meilleure version de soi après chaque rencontre riche en enseignements. Aussi, parcourir le monde nous met face à notre humilité, nous avons tant de choses à apprendre des autres.

« mettre en valeur les personnes et les parcours de vie »

Je me suis tourné progressivement vers la radio, porté par l’envie de pouvoir raconter, mettre en valeur les personnes et les parcours de vie qui me fascinaient. Puis, j’ai pu expérimenter l’écriture de chroniques et fonder le portail Voyager-magazine.fr

Alors, les destinations s’enchaînent, se succèdent et se parlent les unes aux autres. Les histoires de ces centaines d’hommes et de femmes que j’ai rencontrés, regardés, écoutés, résonnent en moi. Depuis toutes ces années à parcourir le monde, j’ai cultivé avec soin mes capacités d’émerveillement. Arpenter le monde nous permet à nous, humbles passeurs d’émotions, de mettre en lumière ce que notre humanité contient de plus joyeux, de plus sincère et beau.

Mes chroniques radio font la part belle aux héros du quotidien qui partagent un bout de leur vie. Toutes ces rencontres sont l’essence, et l’essentiel, de nos découvertes, et des voyages que nous partageons. Ces personnalités résidant aux quatre coins du monde et de la France sont le moteur de nos aventures, ceux à qui nous pensons dans l’avion ou le train du retour, et dont, chaque fois, nous gardons l’image en tête, une voix, un sourire, comme un souvenir.

« Il est nécessaire de tout rendre compréhensible »

Mon métier est un peu comparable à celui d’un comédien de théâtre. Lorsque je monte sur scène – il faut que je sois à fond, que je vive pleinement le moment car l’authenticité de l’expérience est ce qui crée l’émotion et l’attachement, pour celles et ceux qui écoutent. On doit penser, à chaque instant, aux auditeurs ou lecteurs. Que vont-ils apprendre ? Qu’est-ce qui va les émouvoir ?

Le public doit passer un moment riche, unique, qu’il rencontre d’autres personnes et qu’il en ressorte grandi. Nous sommes dans le partage, l’émotion et la connaissance : l’éducation populaire, au sens noble du terme.

Quel bonheur de documenter la vie des gens, de leur donner la parole, de valoriser les personnes magnifiques qui peuplent notre planète. Malgré la distance parcourue, je garde mon ancrage local et mes attaches à ma Normandie qui a modelé ma personnalité. 

« La grandeur de la nature »

 

Si la dimension humaine alimente mes désirs d’ailleurs, je crois aussi être en quête d’un autre graal : la grandeur de la nature.

J’ai toujours été fasciné par le lien qui unit chaque territoire à sa nature. Par la manière qu’ont les peuples d’habiter un lieu en s’adaptant aux pourtours de ses montagnes, aux détours de ses rivières… Quand je pense à l’émerveillement que j’ai pu ressentir lors de mes voyages, je ne peux m’empêcher de me remémorer tous ces moments où la grandeur de la nature m’a fait me sentir en contact avec une force supérieure. Sentir le sol vibrer, entendre le murmure du vent, communiquer sans mots avec la nature environnante. J’ai toujours été frappé par la beauté des premières fois. L’émotion d’une première rencontre, la découverte d’une ville, d’un paysage ou d’un visage qui se grave à jamais dans notre mémoire.

Cette émotion, je l’ai retrouvée pour la première fois en Islande, un pays pour lequel j’ai eu un coup de foudre sidérant lors de mon premier voyage en 1991. Je n’ai jamais cessé, depuis, d’y retourner. L’Islande fut pour moi le seuil des régions polaires. Après avoir goûté à sa beauté, j’ai poussé plus loin : Groenland puis Antarctique.

Les grandes étendues de roches volcaniques m’ont donné l’impression de traverser tout un continent en un battement de cils. Voire de changer de planète, tant ces champs de lave recouverts par ce lichen d’Islande, recouverts d’une brume irréelle, m’ont donné l’impression d’avoir quitté la terre. Sur cette île magnifique, j’ai admiré les roches colorées par l’effet combiné des minéraux, des gaz et de la lave en fusion et observé des lacs d’un bleu laiteux

« L'Islande et sa nature primaire »

Je ne pourrais évoquer l’Islande sans également parler du silence et de la quiétude qui y accueille le voyageur. Sa nature primaire magnifique, presque vierge de toute présence humaine, offre une distance avec le monde humain de plus en plus rare sur notre planète surpeuplée et surexploitée.

J’apprécie les pays nordiques et la rigueur, qui contraste fortement avec les couleurs lumineuses qui ornent les murs des villes nordiques, des jolies devantures colorées de Bergen aux plus isolées maisons de pêcheurs des îles de la côte. Parmi tous les paysages qui composent ces pays, les fjords norvégiens sont ceux qui m’ont le plus marqué.

Je suis subjugué par la beauté de ces côtes découpées, brutes, d’une apparente inaccessibilité, que j’ai eu la chance de découvrir en naviguant sur le fameux Express côtier, qui parcourt depuis plus de 120 ans la façade atlantique de la Scandinavie. Cette ligne offre à ses passagers la plus douce des balades sur cette mer de Norvège et le meilleur moyen d’approcher les Norvégiens qui ont peuplé ces bouts de terre se déversant sur l’océan. En longeant cette magnifique côte, j’ai également pu m’arrêter dans les îles Lofoten. Un archipel absolument sublime.

Il n’est pas surprenant que je rêve souvent de pôles, d’icebergs, d’extrême nord et sud … si fragiles. Il existe une beauté du bout du monde. Et rappelons-nous, la terre est un joyau fragile qu’il faut protéger.

                                                                                                           Dominique Krauskopf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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